lundi 12 décembre 2011

AUX SOURCES DES GRANDES MERS


Elle coule l'eau de la rivière. Les galets de son lit gardent le souvenir des colères du ciel  quand gronde le tonnerre ; quand courent les nuages sur la vallée étourdie et soûle de trop de pluie après tant de disette.
L'eau d'avant est passée, l'eau présente déjà s'échappe, amoureuse pressée de rejoindre la rivière maîtresse des flots de ces contrées. Jusqu'au grand fleuve-canal aux flancs de béton  que l'homme a réduit en esclavage pour en effacer les souvenirs dans la mémoire de l'eau qui fut sauvage, un jour, dans nos monts Ardéchois. Pour finir sa légende sans identité dans le grand réservoir méditerranéen. Et peut-être un soir d'orage revenir gonfler nos ruisseaux étouffés par les herbes.
Aux hommes il reste la fierté des sources qui fait les jours plus beaux.



1 commentaire:

  1. C'est reposant cette eau. J'aimerais tant vivre près d'une paisible rivière ou d'un lac mais j'habite entre la mer de la Manche et un fleuve capricieux qui passe son temps à déborder. Et ce n'est pas la tempête qui s'annonce qui va les calmer ...
    Bonne soirée

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