samedi 17 mars 2012

DANS LES BOIS DE LA CAMPAGNE ELECTORALE

Suite et fin de la "tristesse des arbres en hiver" sans nostalgie ni timidité mais soutenu par un regard sans faiblesse dans ce foutoir innommable qu'est devenue l'élection présidentielle que j'assimile par paresse intellectuelle à la plongée dans l'hiver du grand comédien au spectacle tant inégalable qu'il en est devenu illusoire.
La tristesse ne paie plus, l'heure est au culte du printemps rénovateur. Pardon et ave aux adorateurs du nouveau cycle, aux courtisan(e)s du fils de Jupiter enfanté par Junon, Mars le dieu de la guerre mais aussi du printemps. Printemps des impiétés, commises en ces temps d'ivresse quand coulent les dernières piquettes d'un Bacchus endormi. Prétexte pour assoupir le peuple et le gaver de nouveautés hier encore à donner aux souillons. C'est que le reniement se banalise et prospère sur le flux en chute libre des sondages.
Alors fini les arbres déprimés alignés tels des "couillons de journalistes" sur des pages au velours élimé. Une cure de langage "de bois" -comme une impression de servir une nouvelle fois- se pique de donner l'exemple aux gueux de la rue mais ne fait que répandre ses vomissures dans les caniveaux orphelins de fortunes égoïstes parties sous d'autres cieux.
Les princesses modestes et langoureuses, lovées sur des chauffeuses de drap blanc immaculé, lâchent des mots pesés à l'aune de leur "intelligence", que de petits esprits savourent  sans cesser de se pâmer.
"Mon prince, on a les dames du temps jadis qu'on peut ..." (Georges Brassens in les amours d'antan).
                                *Ces photos sont des images, métaphores de ce qui va advenir ou se passa... un jour récent.





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